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Lundi 2 juillet 2007

Battue à plate coutures depuis trois courses, la Scuderia a complètement inversé la tendance à Magny-Cours en survolant les débats. Comment Ferrari a refait son retard en quinze jours ? Voici quelques éléments de réponse.


Archi-dominée à Monaco puis lors de la tournée en Amérique du Nord, Ferrari a signé un retentissant doublé à Magny-Cours, son premier de la saison. Cette démonstration inattendue intervient au bon moment pour la Scuderia qui revient dans la course au titre Constructeurs. L’armée rouge ne compte plus désormais que 25 points de retard sur McLaren avant le Grand Prix de Grande-Bretagne. Ce spectaculaire redressement, Ferrari l’a méticuleusement préparé depuis quinze jours.

Panne de soufflerie en juin
Après un bon début de saison, Ferrari s’attendait à connaître une tournée américaine difficile. Pour trois raisons. D’abord parce que McLaren avait pris l’avantage dans le développement de son bolide. Ensuite parce que les circuits nord-américains, moins techniques, ne favorisaient pas forcément la Rossa. Et enfin parce que la Scuderia a avoué avoir eu de gros soucis de soufflerie durant les deux derniers mois. La panne d’un tapis métallique aurait coûté, selon Jean Todt, «deux semaines de développement». Et quinze jours à l’échelle d’une saison de Formule 1, c’est un gouffre lorsqu’on sait que la soufflerie marche quasiment à plein régime durant tout le championnat. Les incidences sur le plan aérodynamique ont forcément été lourdes. Retardé dans son programme, Ferrari a en revanche parfaitement su préparer à Silverstone le Grand Prix de France. Les essais sur la piste britannique avaient été très prometteurs. «Les essais de Silverstone avaient été excellents, nous n’avions pas pu tester tout ce que nous voulions, et nous utiliserons donc peut-être quelques nouveautés pour le GP de Grande-Bretagne, confirmait ainsi Kimi Räikkönen dimanche après-midi.

La stratégie payante
Assurées d’être au moins plus performant en course, Ferrari devait surtout résoudre le problème des qualifications et du départ. Deux exercices dominés par les Flèches d’Argent ces dernières semaines. Le tracé de Magny-Cours, plus technique avec ses longues courbes rapides, a probablement facilité la tâche de la Scuderia, parvenue à truster les deux premières places de la grille. Restait le problème du départ, catastrophique à Indianapolis et donc du cas Hamilton, irrésistible depuis le début de la saison à l’extinction des feux. Ferrari avait monté une stratégie consistant à bloquer le prodige britannique et à faire partir comme une bombe Felipe Massa en début de course. «J’ai enfin pris un bon départ. La voiture a constamment été compétitive et j’étais pleinement satisfait de son comportement. J’ai ainsi pu attaquer comme je l’entendais et au bon moment !», se réjouissait ainsi Kimi Räikkönen qui a construit ensuite sa victoire avec patience. Car si le Brésilien s’est montré à chaque fois le plus rapide dans les dix premières boucles, un grain de sable a fait basculer l’épreuve du côté du Finlandais après le deuxième relais. «J’ai perdu la course à cause du trafic !» déplore Massa. «Dans le premier relais j’ai réussi à construire un avantage de plus de quatre secondes. J’ai ensuite été coincé dans les turbulences de plusieurs retardataires. Je perdais beaucoup d’appuis et il était difficile de conserver un bon rythme», poursuivait, déçu, le Sud-Américain.

Dennis reste confiant
Critiqué ces dernières semaines, Kimi Räikkönen effectue ainsi son retour au premier plan. Soulagé, Iceman confie avoir vécu quelques journées difficiles dernièrement «La vie sera plus facile après cette victoire. Le dernier mois s’est avéré compliqué ; nous avons vécu des moments difficiles et les gens pensaient que j’avais perdu la petite étincelle qui fait que l’on peut gagner. J’ai continué d’y croire, j’ai toujours eu confiance et ce résultat fait plaisir.» Reste que la démonstration dans la Nièvre ne reflète pas forcément l’écart réel entre Ferrari et McLaren. (Hamilton a été relégué à 32’’1 de Räikkönen). S’il avoue la supériorité de son grand rival sur la manche française, Ron Dennis nuance le succès dans Autosport : «Ils ont fait un bon boulot et probablement fait progresser un peu leur voiture. Mais nous leur avons permis de montrer un meilleur visage qu’il ne l’est réellement. On le démontrera à Silverstone.» Dans l’un des temples du sport automobile, toute l’Angleterre trépigne déjà d’impatience de voir la réaction du prodige local, Lewis Hamilton.  

Archi-dominée à Monaco puis lors de la tournée en Amérique du Nord, Ferrari a signé un retentissant doublé à Magny-Cours, son premier de la saison. Cette démonstration inattendue intervient au bon moment pour la Scuderia qui revient dans la course au titre Constructeurs. L’armée rouge ne compte plus désormais que 25 points de retard sur McLaren avant le Grand Prix de Grande-Bretagne. Ce spectaculaire redressement, Ferrari l’a méticuleusement préparé depuis quinze jours. Après un bon début de saison, Ferrari s’attendait à connaître une tournée américaine difficile. Pour trois raisons. D’abord parce que McLaren avait pris l’avantage dans le développement de son bolide. Ensuite parce que les circuits nord-américains, moins techniques, ne favorisaient pas forcément la Rossa. Et enfin parce que la Scuderia a avoué avoir eu de gros soucis de soufflerie durant les deux derniers mois. La panne d’un tapis métallique aurait coûté, selon Jean Todt, ». Et quinze jours à l’échelle d’une saison de Formule 1, c’est un gouffre lorsqu’on sait que la soufflerie marche quasiment à plein régime durant tout le championnat. Les incidences sur le plan aérodynamique ont forcément été lourdes. Retardé dans son programme, Ferrari a en revanche parfaitement su préparer à Silverstone le Grand Prix de France. Les essais sur la piste britannique avaient été très prometteurs. «, confirmait ainsi Kimi Räikkönen dimanche après-midi. Assurées d’être au moins plus performant en course, Ferrari devait surtout résoudre le problème des qualifications et du départ. Deux exercices dominés par les Flèches d’Argent ces dernières semaines. Le tracé de Magny-Cours, plus technique avec ses longues courbes rapides, a probablement facilité la tâche de la Scuderia, parvenue à truster les deux premières places de la grille. Restait le problème du départ, catastrophique à Indianapolis et donc du cas Hamilton, irrésistible depuis le début de la saison à l’extinction des feux. Ferrari avait monté une stratégie consistant à bloquer le prodige britannique et à faire partir comme une bombe Felipe Massa en début de course. «», se réjouissait ainsi Kimi Räikkönen qui a construit ensuite sa victoire avec patience. Car si le Brésilien s’est montré à chaque fois le plus rapide dans les dix premières boucles, un grain de sable a fait basculer l’épreuve du côté du Finlandais après le deuxième relais. «» déplore Massa. «», poursuivait, déçu, le Sud-Américain. Critiqué ces dernières semaines, Kimi Räikkönen effectue ainsi son retour au premier plan. Soulagé, Iceman confie avoir vécu quelques journées difficiles dernièrement «» Reste que la démonstration dans la Nièvre ne reflète pas forcément l’écart réel entre Ferrari et McLaren. (Hamilton a été relégué à 32’’1 de Räikkönen). S’il avoue la supériorité de son grand rival sur la manche française, Ron Dennis nuance le succès dans : «.» Dans l’un des temples du sport automobile, toute l’Angleterre trépigne déjà d’impatience de voir la réaction du prodige local, Lewis Hamilton.  
Lundi 2 juillet 2007

 

Christian Albers a montré la plus curieuse des scènes du grand prix de France, quand il partit trop tôt après son arrêt au stand et emporta avec lui le tuyau à essence resté accroché encore sur la monoplace. Le tuyau (pèse avec le système de remplissage 70 kg), a avec une grande vitesse été arraché et projeta au sol quelques mécaniciens mais personne n’a été blessé.

Christian Albert remarqua son erreur et rangea sa monoplace à côté de la piste à la sortie des stands, les commissaires de course sanctionnaient Albers pour cette action d’une amande de 5.000 euros

 

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