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Fabrice Lom, en charge du programme Renault chez Red Bull Racing, revient sur le Grand Prix d’Espagne.
Fabrice, comment s’est passé le week-end dernier pour l’équipe de motoristes Renault chez Red Bull Racing ? FL : Ca a été un bon week-end. Nous n’avons connu aucun problème moteur et David Coulthard a terminé à une jolie 5ème place. Malheureusement, Mark Webber a été contraint à l’abandon assez tôt dans la course et il n’a pas pu montrer de quoi il était capable.
A Barcelone, l’équipe Red Bull Racing utilisait un nouveau package aérodynamique… FL : C’est exact. La nouvelle carrosserie, entre autres modifications, ne possède plus de cheminées sur les pontons.
Pour quelle raison ? FL : Les besoins en termes de refroidissement du V8 Renault étant très raisonnables, il a été possible de fermer certaines ouvertures utilisées jusque là sur la RB3. Les ingénieurs châssis, après avoir éprouvé notre moteur, ont décidé de faire ces modifications et de faire disparaître ces cheminées.
Etre fournisseur de moteurs, est-ce une activité différente d’il y a 10 ans, lorsque Renault équipait notamment Williams ? FFL : Les relations sont similaires, à mon avis. Il existe beaucoup de respect entre les deux partenaires. L’équipe châssis attend également beaucoup de nous. D’une certaine manière, le travail de préparation des Grands Prix ne demande plus au motoriste d’aider son partenaire autant que dans le passé. Lorsque Renault équipait Williams, c’était le seul le motoriste à disposer d’un logiciel de simulation qui nous permettait par exemple de déterminer les rapports de boîte de vitesses. Aujourd’hui, les équipes châssis disposent elles aussi de ces moyens de simulation et c’est maintenant un travail commun avec beaucoup d’échanges. De même, le travail sur l’analyse des données est beaucoup plus serré qu’auparavant.
Red Bull Racing utilise un boîtier électronique Pi, Renault fait appel à Magneti-Marelli. La cohabitation des deux systèmes pose-t-elle parfois problème ? FL : Pas vraiment. J’ai même été surpris de la qualité de l’échange entre les deux boîtiers électroniques. Les liens sont un peu plus lents que si toutes les opérations étaient effectuées par le même boîtier, mais le résultat est satisfaisant.
Comment s’effectue le dialogue entre Renault F1 team et Red Bull Racing sur les Grands Prix ? FL : C’est bien simple, les cloisons sont étanches ! A moins d’un incident, comme un lot de pièces défectueux côté moteur, chaque équipe mène sa vie de son côté. Il n’y a aucun échange d’informations, par exemple, sur les stratégies de course ou les quantités d’essence embarquées. Bien sûr, la préparation des Grands Prix s’effectue en commun, au préalable, avec tous les ingénieurs moteur à l’usine de Viry. Les paramètres de fonctionnement moteur sur chaque piste sont alors définis pour tous les V8 Renault.
Enfin, quelle est l’ambiance chez Red Bull Racing en ce moment ? FL : Bonne. La motivation est haute. Le seul point négatif, en ce moment, c’est la fatigue. Le développement du châssis n’arrête pas et les gens sont très sollicités physiquement. Mais les résultats sont là, ce qui aide à tenir le coup. Pour la suite de la saison, l’ambition est de faire de mieux en mieux. Il sera également important de compter sur deux voitures jusqu’à l’arrivée dans le futur. L’équipe y travaille.
ING Renault F1 Team
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